L’alimentation est un droit universel de toute l’humanité. Néanmoins, ce n’est pas toujours le cas. Des populations partout dans le monde entier souffrent de la faim chronique, de l’insécurité alimentaire, etc. Afin de remédier à cette problématique et d’« assurer » ce droit vital, plusieurs projets y ont été consacrés dans de nombreux pays. Mais, est-ce que ces projets sont durable ? gérés d’une façon équitable, communautaire, partagée, ou bien accaparés par l’État et/ou le privée ? Dans ce sens, la théorie des biens communs d’Elinor Ostrom, qui s’intéresse à l’idée de la possibilité de pérennisation des biens communs naturels entre autres, s’accorde avec « les communs de l’alimentation ». Ainsi, l’objectif de notre recherche s’articule sur l’étude de cas du projet « Archipel nourricier » à Marne-la-Vallée en Île-de-France. Après avoir fait connaissance des multiples facettes dudit projet (acteurs, démarches, objectifs), nous avons adopté la méthode de l’observation participante à travers notamment le Festival Territoires Solidaires et Innovants initié par la Chaire d’ESS-UGE. Aussi, nous avons réalisé un questionnaire auprès de visiteurs de l’évènement Alim’Ton Agglo. L’étude a démontré que le commun n’a pas toujours « complétement » besoin de l’État et/ou du marché pour s’organiser et agir pour le bien commun, et ce d’une façon durable. En mettant des règles prédéfinies entre les membres de la communauté (coopérative dans cet exemple), ils peuvent vivre dignement en fournissant une production bio à des prix justes à travers des circuits courts, en faveur d’une population précaire. Une telle gouvernance favorise une « alimentation saine et durable », mais également de la solidarité et de la cohésion sociale. L’exemple de l’évènement Alim’Ton Agglo démontre de son côté l’intérêt portée par la population au sujet de l’alimentation. Toutefois, cette population n’est pas toujours consciente des multiples concepts autour de l’alimentation. Finalement, cette étude de cas a nourri notre ambition pour s’en inspirer au profit du Royaume du Maroc selon ses spécificités particulières.
Mots clés : biens communs, Elinor Ostrom, alimentation, Archipel nourricier, Paris-Vallée de la Marne, Maroc.